Et voilà. Après une merveilleuse escale d'une journée dans un hôtel luxueux de Casablanca, au Maroc - où j'ai rencontré deux Guinéens qui voulaient bien que je sois leur femme - j'ai atterri à Ouagadougou. OUA-GA-DOU-GOU. Une syllabe à la fois. Ou, plus simplement, Ouaga.
Première surprise: mes bagages ne m'ont pas suivi. Ma précieuse cargaison de sirop d'érable, de beurre de peanut et de palettes de chocolat, destinée à mon hôtesse, sont quelque part entre Montréal et l'Afrique. Nous réveillons le fonctionnaire en charge du bureau des "litiges bagages", qui tape nonchalamment - et à une lenteur é-pou-van-table - mes informations sur son ordinateur. "Revenez samedi avant-midi", qu'il me laisse savoir. Trop fatiguée et trop contente d'être arrivée, je ne suis même pas découragée... et je sors vite du minuscule aéroport pour partir à la rencontre de Geneviève.
Geneviève! Et son fiancé Babamine. Quel bonheur de les rencontrer enfin tous les deux. Dans la Jeep du papa de Babamine, nous nous rendons allègrement à la maison, située dans Ouaga 2000, le quartier le plus huppé de la capitale. L'air est chaud, très chaud. Dans l'avion, on nous avait annoncé 32 degrés Celsius. Pour commencer mon séjour en douceur... car le jour, le mercure grimpe facilement au-dessus de la barre des 40 degrés. Aïe!
Ici, c'est un autre monde. D'abord, on sue. Et on boit des litres et des litres d'eau, mais on ne va aux toilettes qu'une fois par jour... tous les liquides nous sortent par les pores. (Jessica, tu trouvais qu'on avait l'air des p'tites porcines en Amérique centrale; c'était rien comparé à Ouaga). C'est la saison chaude. Heureusement, je m'adapte bien.
Les gens ont une façon particulière de s'exprimer, ici. Et les r ne sont pas prononcés comme des w, contrairement à ce que l'on pense souvent: ils sont roulés. Après l'inévitable "Bonjour, ça va?" et la poignée de main molle, on s'informe de la famille. Passé midi, on dit "Bonsoir". En plein soleil. Et lorsque l'on s'apprête à manger, on lance toujours aux autres "Vous êtes invités". Question de politesse.
À partir du bus ou du taxi, on a les meilleures vues sur les gens qui circulent sur le goudron (la route). Les femmes drapées de tissus aux couleurs flamboyantes se dressent bien droites sur leur moto ou leur scooter. Plusieurs sont à vélo, aussi. Mais personne ne porte de casque, peu importe sur quoi il roule. L'ensemble, complété par le sable rouge et le ciel ennuagé, est splendide. L'Afrique, ça change de l'Amérique latine, du Canada. Pour moi qui ai toujours rêvé d'y être... c'est émouvant.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Ayoye! J'ai trooop hâte!
RépondreSupprimerT'as donc la lèvre supérieure qui sue? Yeah! lol
xooxo
Au moins...ce ne sera pas la première fois qu'on aura égaré tes bagages, j'espère que tu récupèreras ton sac samedi! Gardes le moral, je vois que tu es déjà très forte! Je suis contente de savoir que ma p'tite Vicki s'est bien rendu! Tes premiers pas au Burkina me font rêver, et ça ne fait que commencer! C'est le fun que tu parles des différentes façons de s'exprimer, ça me permet de m'imaginer un peu plus ce qui différencie le français de montréal à celui du Burkina! Tes descriptions font rêver, j'ai déjà hâte au prochain message!
RépondreSupprimerBonne description de tes premières impressions mais ca me laisse sur mon appétit, j'ai déja hâte d'en savoir plus...
RépondreSupprimeralors pas trop crevée de ton voyage? contente de savoir que tu es bien arrivée. Je ferai mon sac en conséquence, objets de valeur, et de rechange dans le sac à main!
RépondreSupprimerJ'ai réservé une auberge pour ma première nuit en me disant que je vais être tellement crevée après 24h de voyage que je ne serai pas bonne à socialiser un samedi soir avec le monde... Qu'en penses-tu, est-ce raisonnable ou impoli?
J'ai hate de savoir la suite des aventures, et ou tu vas te retrouver...
xx, H