Inutile de vous dire qu'avec la blancheur de ma peau - eh non! On ne bronze pas si facilement en Afrique! - je ne passe pas inaperçue. Hier après-midi, en route vers la clinique privée où Geneviève avait rendez-vous pour sa bedaine, une bande de sept ou huit fillettes, probablement de retour de l'école, s'est arrêtée pour nous serrer la main. L'une après l'autre. Je suis tombée sous le charme. Quelques pas plus loin, un autre enfant a commencé à hurler: "Le Blanc! Le Blanc!". Geneviève m'a expliqué qu'ici les gens ne font pas nécessairement la distinction entre le féminin et le masculin. Avec les résultats comiques que vous pouvez imaginer. Ce cri s'adressait évidemment à moi. Bon. Sûrement un peu à Geneviève aussi, mais elle dégage un je-ne-sais-quoi qui laisse savoir qu'elle est en Afrique depuis longtemps. Ce qui est le cas. Déjà presque 11 mois à Ouaga.
Ici, à chaque sortie, surtout quand je sors seule, il faut que je m'attende à me faire demander mon contact. Numéro de téléphone au Canada, et adresse email, ou encore mieux: les deux. Ce qui me rend le plus mal à l'aise, c'est que la demande vient infailliblement au tout début de la conversation, après le "Bonsoir, ça va?" et le "Vous êtes italienne?". Cette semaine, d'ailleurs, on m'a demandé si j'étais hongroise. J'ai bien rigolé. Je suis donc en train d'accumuler une liste de courriels et de numéros de cellulaire qui, j'en ai bien peur, ne fera que s'allonger au cours des prochaines semaines.
J'ai oublié de vous communiquer la fin de l'histoire avec mes bagages. Vendredi, un homme m'a appelée et m'a donné rendez-vous à l'aéroport une trentaine de minutes plus tard, m'expliquant - sans que je n'y comprenne grand-chose - qu'il avait mon sac en sa possession. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il s'est effectivement trompé de sac (une dame l'avait chargée de ramasser son bagage mais de toute évidence il ne savait pas à quoi il ressemblait!). Il m'a rendu mon bien intact, tenant même à ce que je vérifie devant les agents qu'il n'y manquait rien. La morale de cette histoire: inscrivez toujours une adresse et un numéro de téléphone sur l'étiquette à bagages que l'on vous remet à l'aéroport. Sans cela, je n'aurais jamais récupéré mon sac à dos - et les denrées précieuses qu'il contenait. Est-ce nécessaire de souligner que Geneviève se gave du beurre de peanut que je lui ai apporté? Et Babamine se régale avec les barres de Toblerone. J'aurai fait deux heureux...
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Hola vicki! que manera de escribir, de describir y de hacernos complices de tus aventuras y descubrimientos! J'adore ta façon d'écrire! J'ai du plaisir à te lire!!!
RépondreSupprimerMe alegra ver que estas sonriendo en las fotos...todo va bién!
Lleva cuidado, d'acuerdo!
te prometo que te leeré mas seguido.
Mil abrazo y sonrisas,
Jose
ah oui! ton texte principal et ta photo principal son magnifiques! De muséo!
RépondreSupprimerJose Fuca
Quelle drôle d'histoire avec tes bagages... Heureusement que tout est rentré dans l'ordre! Geneviève et Babamine doivent être vraiment content de déguster ce que tu leurs à apporté! Beurre de peanut, Toblerone = REESE! miam!
RépondreSupprimerTu connais le secret maintenant!
Eh puis, as-tu rencontré des enfants qui disaient: Moi aussi...Tu m'as oublié...? Ou bien c'était juste: Le blanc!
Si tu peux mets d'autres photos! Je te lis chaque jour, c'est comme si j'étais avec toi, tu m'inspires beaucoup!
xxx
Salut Vicki,
RépondreSupprimerc'est un vrai bonheur de pouvoir suivre ton périple. À tel point qu'il m'arrive en te lisant de rêvasser que je sois à tes côtés pour voir, entendre sentir et goûter ce que t'offre ce pays qui m'est inconnu.
Que la porsuite de ton chemin soit tout aussi colorée...
Gabrielle xxx